Les femmes radieuses, sont d’abord des femmes heureuses

Avez-vous jamais remarqué comment les femmes attendant un enfant, irradient ?
Vous n’avez sans doute pas été sans remarquer, non plus, comment les femmes amoureuses sont plus belles qu’à l’ordinaire.
Vous vous demandez sans doute où je veux en venir.
Je veux en venir à la relation entre le bonheur, ou du moins le contentement, et ses effets sur les individus.

Je veux en venir à ce qui devrait constituer la préoccupation supérieure et permanente des DRH.
Non, ce n’est pas le SIRH qui doit nous occuper prioritairement.
Ni la manière de retenir les talents, ni le développement durable appliqué aux RH, ni la GPEC, ni la multiculturalité, ni les petits désirs de notre patron….
Pas plus que la préparation de la prochaine NAO, ou du prochain bilan social.

Ce qui devrait constituer notre ardente obligation, c’est que nos salariés sourient quand ils passent la grille de l’usine ou la porte du bureau, le matin .
Parce que je suis intimement convaincu que sans bonheur, il n’y a pas d’implication de qualité. Il n’y a qu’ obéissance et assujettissement accepté.
Parce que comme Blaise Pascal, je pense que “Tous les hommes cherchent à être heureux.(…) C’est le motif de toutes les actions ”

J’ai souvent été frappé de voir comment des ouvriers qui semblaient comme des goëlands cloués au sol à leur poste de travail, déployaient les ailes d’une inventivité sans limite , lorsqu’il s’agissait d’aménager leur maison , organiser une manifestation, ou présider un club sportif.
Et le pire, c’est qu’ils ne sont même pas payés, pour donner le meilleur d’eux-mêmes !

Pensons nous au bonheur de nos salariés quand nous aménageons leur poste de travail , rédigeons le règlement intérieur, ou celui des horaires.
Pensons nous au bonheur des salariés quand il fait trop chaud ou trop froid ?
Pensons nous au bonheur de nos salariés quand nous les soumettons au pouvoir d’un petit chef ?
Pensons nous au bonheur de nos salariés quand nous discutons la moindre augmentation de leur salaire jusqu’au dernier centime ?
Pensons nous au bonheur des salariés s’ils se doutent qu’on les abandonnera à leur sort, à la première tempête ?
Pensons nous au malheur des salariés qui subissent de forts aléas personnels ou familiaux ?
Pensons nous à leur dignité vraiment , quand on les traite comme des enfants obligés de demander la permission pour tout et n’importe quoi.
Pensons nous à leur avenir et à leur employabilité, quand nous leur faisons suivre des formations de 3 jours sans intérêt réel ?
Pensons nous à leur dire merci et bravo ?
Pensons nous à leur bonheur quand ils ont à se battre sans arrêt contre l’inertie de l’organisation, pour travailler ?
Pensons nous à leur donner le sentiment de justice quand nous établissons les grilles de salaires ?

J’ai retenu de mon éducation que ” pour recevoir, il fallait donner
Que donnons nous vraiment en plus de ce que lois, règlements et conventions collectives nous obligent à donner ?
Car, comme avec les clients, c’est ce plus là, non obligatoire, qui fait la différence.
Le bonheur au travail, c’est en ensemble de petits plus que le DRH doit s’ingénier à tisser, avec les fils qui constituent l’ingéniérie du bonheur de l’homme au travail.

Mais, est ce que tout celà n’est pas naïf et utopiste ?
Non, mais à condition de sortir de ce que l’on considère être les sentiers normaux du management de l’entreprise.

L’action du DRH
Voir notre article « recettes pour rendre heureux un salarié qui mérite de l’être »

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