Should you really learn speaking english for work ?

Le numéro spécial de l’Express , « REUSSIR » du 13 au 19 Novembre 2008, s’étonne que 51% des salariés français estiment que la maîtrise d’une langue étrangère au travail n’est pas une priorité.

A ce journaliste, je réponds que c’est justement parce que les salariés français n’ont pas l’occasion de parler anglais régulièrement, que le bon sens leur commande de ne pas investir inutilement, dans l’apprentissage de l’anglais.

Un peu de bon sens !
Qui, actuellement en France, a l’occasion de parler anglais régulièrement ?
D’abord les salariés de grandes entreprises internationales et non les autres , à part les Dirigeants et commerciaux de quelques PME exportatrices .
Or, les PME ne sont elles pas le tissu économique de la France ?

Mais revenons aux grandes entreprises, dans celles-ci, seuls les cadres placés à un poste qui les oblige à parler anglais, devraient s’y soumettre.
Pour leurs collègues, cette obligation est le plus souvent le résultat d’un ukase directorial, qui a choisi l’anglais comme langue de travail.

Cela fait finalement peu de gens, sauf si l’on considère comme devant être parfaitement anglophones, ceux qui auront à converser en anglais une ou deux fois par an.
Mais ceux là ne sauront pas parler correctement ce jour là, s’ils ne le pratiquent pas au quotidien.

Il faut arrêter de dire que tout le monde doive parler anglais pour travailler, surtout en France, où presque un français sur deux travaille pour l’Etat, ou dans des professions indépendantes ouvertes au seul marché français.

En la matière les incantations ministérielles ou académiques n’y changeront rien !

Deux situations expriment le mieux nos obligations linguistiques :
Ou bien l’on travaille dans une entreprise qui parle anglais au quotidien, et ses salariés finissent de gré ou de force à parler anglais.
Ou bien on est « exposé » à parler anglais , sans le pratiquer au quotidien, et tous les cours d’anglais prodigués, sont de l’argent versé dans un puit sans fond !

L’action du DRH
Arrêtez d’envoyer en formation d’anglais des salariés qui n’ont pas l’occasion de le parler régulièrement et qui donc ne le parleront jamais correctement !
Si des salariés veulent parler anglais pour d’autres raisons, laissez les utiliser le DIF.

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