La plus belle entreprise du monde

16 juillet 2008

J’en ai rencontré dans toutes les entreprises où j’ai travaillé
Ils ( elles ) sont secrétaire, employé, ouvrier, cadre ou ingénieur, chef de service
Ils ( elles ) travaillent dans le secteur privé ou dans le secteur public
Ils ou elles ne se laissent pas découvrir aussi facilement
Bien que ne portant ni cagoules ni treillis

Une certaine mise en confiance est nécessaire
Et puis, un jour, à l’occasion d’un pot, d’un départ en retraite
Ils se découvrent

On les reconnaît à leur souffrance
Celle de ne pas pouvoir faire aussi bien qu’ils voudraient

Comble de l’entreprise productiviste, sa lourdeur de fonctionnement génère un réseau de résistance
Comble de l’organisation au service du public, sa bureaucratie nourrit en son sein des gens qui y croient vraiment
Des résistants à l’ incurie de son organisation
des résistants à la bêtise organisée tous les jours
Des résistants à la couardise de certains de ses dirigeants et managers

Ils n’ont pas fait « la prépa lèche cul »
Ni la prépa « je protège ma carrière, je prends pas de risques »

Les syndicats repartent de leur bureau
Après qu’ils eussent découvert la fausse injustice à l’origine de leur démarche
Le demande de sanction injuste est annulée
La demande de sanction justifiée est apliquée sans détour

Leurs ouvriers les aiment et les estiment
Car ils sont sur le terrain et voient clair

C’est grâce à ces obscurs que l’entreprise marche moins mal
Ce sont eux qui mettent de l’huile, quand l’organisation grippe

Ce sont eux qui , sans paroles et beaux discours, impulsent le sens du travail bien fait
Et défendent, au quotidien la réputation de l’entreprise ou de l’organisation

Leurs vestons ne s’ornent d’aucune médaille
Et les patrons se succèdent souvent sans les voir
Car ils ne voient que la lampe
et oublient l’huile
Parce que leur honnêteté et leur courage n’a d’égale que leur modestie

Les hommes capables d ‘exploit
Ce sont eux
Ils en sont sûrs
Parce que leur équipe est prête à battre des records pour eux
Sans même une prime à la clé
Ça s’appelle le leadership

Les héros du quotidien qui travaillent dans l’ombre, ce sont eux

Rêvons un peu :
Imaginez une entreprise où ces héros échapperaient à ces mille liens
qui empêchent l’entreprise ou l’organisationde fonctionner normalement

Cette entreprise là irait à la conquête du monde !
Elle serait tout simplement la plus belle du monde

Comment restaurer l’intérêt des salariés pour le syndicalisme ?

15 juillet 2008

Un constat s’impose : Quand tout va bien, le salarié français n’éprouve nul besoin de se syndiquer et d’en appeler au syndicat. Ils les trouve même un peu ringards et parfois pénibles
Mais quand les choses se gâtent, il comprend soudain l’intérêt de l’action collective.

Ceci dit, le taux de syndicalisation des salariés français est anormalement bas. Autour de 4% , pour le secteur privé.

Les raisons ne manquent pas :

- L’individualisme bien connu des français
- Une image syndicale encore trop politisée
- Des modes d’action qui peuvent paraître désuets au salarié citoyen ou consommateur
- Un système électif compliqué et qui finalement aboutit à présenter un choix de revendications peu imaginatif et très démagogique

La restauration de l’intérêt des salariés ne passera pas par la distribution d’avantages financiers ou autres incitations diverses et variées comme certaines entreprises l’ont tenté

Il passe par une réforme radicale du système qui va bien au-delà des modifications législatives qui viennent d’être votées

Pourquoi par exemple , ne pas introduire un challenge susceptible de redonner de l’intérêt à un mode électif bien compliqué et bien technocratique
Comme cela se pratique dans certaines entreprises US , je mets en compétition 2 programmes :

Celui du patron et celui du ou des syndicats en lice

Les salariés votent pour le programme qui leur semble à la fois le plus intéressant mais aussi le plus susceptible d’être mis en œuvre

Si le programme patronal l’emporte , le patron est obligé de le mettre en œuvre

Sinon le syndicat ayant recueilli le plus de voix entame des négociations avec l’employeur afin de l’amener à s’engager sur le maximum des points du programme présenté par lui

Le choix fait par les salariés vaut pour 2 ans

C’est simple , démocratique, incitatif et efficace

Mais ce n’est pas une manière française de résoudre un problème
et donc ça n’a aucune chance de trouver application en France avant 50 ans, au moins.

Le profil du chef idéal

11 juillet 2008

1 – C’est un passionné qui nous embarque avec lui dans l’aventure de l’entreprise

2 –
C’est un modeste qui cultive la simplicité, sait reconnaître le travail de ses équipes et ne tire pas toujours la couverture à lui.

3 – C’est un discret : Il ne joue pas les vedettes et ne courre pas les plateaux de télé ni ne s’épuise à paraître dans les magazines spécialisés et les journaux
Car il sait que le vrai travail se fait en profondeur et que l’entreprise ne se confond pas avec sa personne
Car il sait que son énergie doit être toute entière consacrée à son entreprise et à ses hommes

4 – C’est un sage qui veille à une juste répartition de la richesse produite et à une juste rétribution des efforts produits par chacun
Car il sait de Montaigne que « profit de l’un est dommage pour l’autre »

5 – C’est un esprit moderne et tolérant qui vit avec la mentalité des hommes de son temps, avec leurs différences

6 – C’est un chef exigeant et intraitable sur la qualité du travail, le professionnalisme, la sécurité

7 – C’est un philosophe qui a compris que le meilleur de l’homme est dans ce qu’il donne spontanément, mais que pour recevoir, il faut créer les conditions de ce « don »

8 – C’est un courageux qui ne se laisse pas impressionner par les pressions d’où qu’elles viennent

9 – C’est un esprit qui a une vision claire de ce qu’il faut faire pour mettre son entreprise sur la bonne trajectoire
C’est un grand voyageur qui vole les meilleures idées aux quatre coins du monde.

10 – c’est un manager qui a compris que la première qualité d’un chef est de savoir s’entourer de professionnels puis de leur laisser la marge de manœuvre qui convient pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes

11 - C’est un homme d’action : Attendre pour être sûr que personne ne s’offusquera de sa décision ou éviter de faire la moindre bourde qui pourrait compromettre sa carrière n’est pas dans la nature de ” l ‘entrepreneur viscéral ” qu’est le patron
Action first est sa devise. Essayer puis corriger et ajuster est son mode d’action. Il ne ressemble pa à tous ceux là qui passent leur temps à demander à une cohorte d’experts ce qu’il faut faire. C’est un leader: il a l’intuition de l’action, corrigée d’éléments de décision et d’avis raisonnés. Il décide vite parce qu’il sait que ce monde là ne nous donne pas le temps de prendre notre temps.