L’appel à l’unité, dans les moments difficiles

Quand c’est difficile, c’est bien connu , tous les gouvernants du monde en appellent à l’unité nationale.
En France, depuis la levée en masse de l’époque révolutionnaire et le « miracle de Valmy », jusqu’aux taxis de la bataille de la Marne, les hauts représentants de la France ont convié les citoyens à ne pas mégoter leurs sacrifices.
Il semble que les derniers fracas boursiers les poussent à faire de même aujourd’hui. Aux USA, comme en France.

Dans les entreprises, j’ai observé qu’il se passait des phénomènes identiques, quand les affaires ne vont pas bien.
Quand le business flageolle, le patron ou son directeur convoque le comité d’entreprise.
Avec force graphiques et schémas, il leur démontre la catastrophe qui s’annonce.
Audace suprême, il demande à son chef comptable ou à son contrôleur de gestion, le teint blême, d’ouvrir ses livres de compte.
Il ne nous est fait cadeau d’aucune dette, d’aucun emprunt, d’aucun coût de revient 30% supérieur à celui des concurrents, d’aucun retournement de conjoncture…..
Les familles reçoivent une newsletter où le patron, la photo grave, explique, dans un éditorial pesé au trébuchet, que le sort de l’entreprise est dans les mains de ses salariés , que nous sommes « sur le même bateau », mais que « tous ensemble » , nous nous en sortirons !
Les augmentations, voire le treizième mois, sont gelées. Les recrutements, aussi.
Et l’entreprise s’en sort.

1 an plus tard, le rose est revenu aux joues du chef comptable. Il va mieux et ses comptes aussi. Le redressement a été spectaculaire.
La diète à laquelle ont été soumis les salariés n’a eu que des effets positifs.
On entrevoit un prochain investissement dans la zone dollar.
Le DRH se voit ordonner d’ouvrir la négociation annuelle sur les salaires.
Il est seul.
Le DAF n’est pas à ses côtés, les livres de compte, non plus.

L’action du DRH
Il n’y a pas une transparence pour les mauvais jours et le brouillard quand les résultats sourient….
Vous devez faire comprendre à votre patron que le bon réflexe qu’il a eu en ouvrant ses livres de compte doit perdurer.
Sinon, la confiance s’envolera, une fois de plus.
Et des salariés continueront à dire qu’il « s’en met plein les poches »
Même quand ce n’est pas vrai !

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