DRH : Savoir travailler avec son patron
Savoir travailler avec son patron, est non seulement un principe de gestion du temps, c’est une manière de positionner la place de la fonction RH dans l’entreprise et, surtout, de jouer votre rôle de conseiller.
Ci-dessous, 12 conseils à votre attention :
1 Ne pas débriefer trop fin. Plus vous aller lui raconter ce que vous faites par le menu, plus vous allez le conduire naturellement à s’intéresser à tous les détails de votre action. Certains veulent tout savoir. C’est mauvais signe…
« De minimis non curat pretor » : le prêtre ne s’occupe pas des choses sans importance.
2 Veillez à le convaincre de ne pas demander, par messagerie, la même chose à 10 personnes à la fois.
3 Parlez- lui de l’importance d’être cohérent dans ses pratiques et ses décisions.
Les salaires modérés des patrons des entreprises scandinaves sont un élément de consensus social. Le management est global !
4 Incitez le à ne pas utiliser la DRH comme un sparadrap, en vous faisant participer à
L’amont de ses décisions.
5 Incitez le à ne pas juger trop vite, ou sous le coup de la colère
ca, le patron se doit de se comporter comme un sage
Apprenez- lui à savoir faire avec le temps, et avec les différences. Une bonne équipe
comme une bonne recette de cuisine, requiert du temps et des ingrédients variés.
6 Essayez de le convaincre que l’ approche pragmatique des problèmes, doit toujours
être préférée à l’approche dossiers.
7 Convainquez-le aussi que le réflexe qualité est d’abord dans le niveau de conscience du travail bien fait, qui habite, ou non, la tête de ses salariés. Avec les conséquences que cela a sur les profils recrutés, et les conditions de leur intégration.
8 Soyez un conseillé avisé sur le choix des hommes à promouvoir, car vous devez veiller à être le promoteur de la bonne gouvernance des managers.
9 Prévenez le d’avoir à se méfier des modes managériales et des mots séduisants
des consultants de passage.
10 Sachez le convaincre que travailler trop n’est bon ni pour lui, ni pour sa famille, ni pour son entreprise. Dans beaucoup trop d’entreprises françaises, travailler beaucoup reste « le must » du bon cadre.
Travailler trop rend souvent le cœur dur !
11 Rassurez le sur sa capacité d’action, en lui rappelant que, quelle que soient les
orientations prises au niveau supérieur, il reste maître de leur mise en œuvre.
Et que, le management, comme la guerre de Napoléon, est un art tout d’exécution !
12 Dites lui enfin, qu’il est un homme libre et qu’il peut, beaucoup plus qu’il ne pense
pouvoir, pourvu qu’il ose !
Beaucoup de patrons s’étonnent en privé de la peur d’agir de leurs subordonnés, et beaucoup de subordonnés croient s’attirer les bonnes grâces de leur chef en les interpellant sur tout !